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    Jean-Luc PONTY

Biographie
(dernière mise à jour le 23 mars 2012)

D'Avranches à Paris

Le 29 septembre 1942, Jean-Luc Ponty naît à Avranches, son père est professeur de violon, sa mère de piano

1947 : à cinq ans, c'est le temps des premières leçons... de violon et de piano !

En 1955, il prend des cours privés avec le directeur du Conservatoire de Rennes et passe six heures par jour sur son instrument dans l'intention de devenir concertiste.

À partir de 1958, il étudie au Conservatoire National Supérieur de Paris. Il découvre aussi le jazz (Clifford Brown, Miles Davis, John Coltrane, Bill Evans, Kenny Clarke, Bud Powell), et élargit sa palette instrumentale en jouant du saxophone ténor et de la clarinette, qui a été son premier instrument pour le jazz.

En 1960, il sort premier prix de violon du conservatoire, puis joue pendant trois ans dans l'orchestre des Concerts Lamoureux, mais s'intéresse de plus en plus au jazz.

En 1961, Babik Reinhardt, fils de Django, qui jouait électrique et bebop et avec lequel il faisait souvent des jams, lui dit que Stéphane Grappelli souhaite le rencontrer. La rencontre aura lieu et on retrouvera par la suite les deux violonistes sur disques (Violin summit en 1967, Jean-Luc Ponty & Stéphane Grappelli en 1973), bien que leurs styles soient très différents.

De 1961 à 1964, il joue dans la formation de Jef Gilson, écume les clubs de la rive gauche (le Caméléon, les Trois Maillets, le Club St Germain) pour y faire le bœuf. Il joue également en quartet au Blue Note avec René Urtreger. 

1964
après un triomphe à Antibes Juan-les-pins, en compagnie de Georges Arvanitas, Guy Pederson, Daniel Humair, il se consacre entièrement au jazz et tourne dans toute l'Europe. À Paris, on l'entend régulièrement au Blue Note ou au Caméléon, avec Daniel Humair et Eddy Louiss, que l'on retrouvera tous deux sur l'album
Jazz Long Playing enregistré en juin et juillet (cet album vient d'être ré-édité dans la collection Jazz in Paris).

De Paris à Los Angeles

John Lewis l'invite à jouer avec lui, Ray Brown et Connie Kay au festival de Monterey en 1967, où il fait grande impression. Il découvre le rock à cette époque. C'est cette même année que paraît Sunday Walk avec Wolfgang Dauner, NHOP et Daniel Humair.

Un trio particulièrement original naît à cette époque et réalisera en 1968 un album qui sera ré-édité par la suite : Trio HLP, avec Daniel Humair et Eddy Louiss.

En 1969, il part pour les USA, travaille avec Zappa qui lui composera un album (King Kong) et avec son propre groupe Experience (George Duke, John Heard, Dick Berk) avec lequel il enregistre The Jean-Luc Ponty Experience. Il acquiert son premier violon électrique (après avoir amplifé son instrument depuis le début des années 60). Il joue à nouveau au festival de Monterey avec cette fois le Modern Jazz Quartet et le George Duke Trio, ainsi qu'en soliste avec le big band de Gerald Wilson. On le retrouve aussi au festival de Concord en Californie, et à Los Angeles avec Lalo Schifrin et un orchestre symphonique.

Il revient en France en 1970, et tourne avec son groupe jusqu'en 1972 (voir l'album Open strings).

Il s'installe aux USA en 1973, à Los Angeles, et fait partie des Mothers of Inventions de Zappa. Il sera coupé de la France jusqu'à la fin des années 80.

En 1974, il entre dans le Mahavishnu Orchestra de John Mc Laughlin avec lequel il tourne et enregistre deux albums.

À partir de 1975, il ne se produit pratiquement plus qu'en leader. Il signe un contrat avec Atlantic Records qui lui garantit une indépendance artistique totale, la maison de disque n'ayant aucun contrôle sur le déroulement des projets. J.L.P. Productions, Inc. démarre à cette époque, et ne deviendra un label à part entière qu'en 2002. Se succédent alors des albums qui marqueront fortement l'épopée du jazz-rock, Upon the wings of music en 1975, Imaginary voyage et Aurora en 1976, Enigmatic ocean en 1977, Cosmic Messenger en 1978, et A taste for passion en 1979, ainsi qu'un album Live, édité en CD seulement en 2003 (pour l'instant aux USA). Réf. : Wounded Bird Records, catalog No WOU-9229.

Après la sortie de Civilized evil et Mystical adventures au début des années 80, il commence à mettre sur pied un gros home-studio à Los Angeles en 1984. Un vidéo-clip est tourné par Louis Schwarzberg pour Individual choice (il est un des premiers artistes avec Herbie Hancock à disposer d'un clip). Il invite George Benson et Chick Corea sur l'album Open mind.

Il commence à utiliser un violon Midi en 1985 (un prototype commercialisé depuis 87 par Zeta music system). Il achète également un Synclavier, qu'il utilisera pour la première fois en studio sur l'album Fables . The gift of time et Storytelling  seront les deux derniers disques de la période "purement" américaine.

De Los Angeles à New York et Paris

En 1988, il découvre la scène world parisienne, et engage des musiciens africains. Un album naîtra de cette rencontre en 1991, Tchokola, ainsi qu'une collaboration à long terme, puisque Guy Akwa Nsangué et Moustapha Cissé jouent avec lui depuis cette époque.

En 1996, il quitte Los Angeles et partage dès lors son temps entre Paris et New York.

S'ensuivent de nombreuses tournées avec son groupe de 1997 à 2000, en Russie, en République de Géorgie, dans divers pays d'Europe de l'Est aussi bien que de l'Ouest. Ce qui ne l'empêche pas à l'occasion de participer à des projets, ainsi un concert en duo avec Miroslav Vitous fin 1999 ou encore en 2000 la participation en tant que soliste à Esperanto, album de Lalo Schifrin en grand orchestre.

En septembre 2001, il joue pour la première fois depuis les années 60 à Avranches (il y avait auparavant donné un concert en 1967, et avait été invité au festival  jazz Sous Les Pommiers en 1994). Il a aussi tourné avec son groupe aux USA et au Canada. Sous la pression amicale de ses fans, il sort l'album Life Enigma, le premier enregistrement en studio depuis No absolute time paru en 1993.

Live at Semper Opera, enregistré en public à l'Opéra de Dresde (Allemagne) paraît courant 2002. En 2003 paraît en CD et en DVD un concert donné à Varsovie en 1999. Jean-Luc est par ailleurs invité sur un titre de l'album de Julien Clerc "Studio".

En plus du groupe, il joue régulièrement en duo et trio : en 2004, tournée de Rite of Strings (+ Al Di Meola et Stanley Clarke) ; en 2005, tournée de Trio! (+ Stanley Clarke et Bela Fleck) ; le 10 octobre 2006, retrouvailles pour un concert unique avec Philip Catherine (+ William Lecomte), et concerts en duo acoustique avec le pianiste Wolfgang Dauner (avec qui Jean-Luc avait souvent joué dans les années 60).

En 2007 sort un nouvel album du groupe, The Acatama Experience, qui donne l'occasion au violoniste de retrouver Allan Holdsworth et Philip Catherine en invités. Il est vainqueur du  Jazz-Trophy 2007 décerné en Allemagne par le magazine Jazz Zeitung, et un documentaire lui est consacré, réalisé par Fabrice Ferrari pour France 4. 

En 2008, plusieurs concerts en France, notamment à la Cigale le 21 mai, à Vienne avec l'Ensemble de Basse-Normandie ou encore à Avranches en septembre... Home sweet home.

En 2009, il est l'invité de Chick Corea, Stanley Clarke et Lenny White au Hollywod Bowl de los Angeles.

En 2010, il joue notamment au festival Zappanale (dédié à Frank Zappa) à Bad Doberan en Allemagne. En plus de son groupe, il tourne en duo avec le pianiste allemand Wolfgang Dauner. Il reçoit également la médaille de Chevalier de la Légion d'Honneur.

En 2011, il intègre la quatrième version du fameux groupe Return to Forever avec Chick Corea, Stanley Clarke, Lenny White et Frank Gambale pour une tournée mondiale. Il joue également sur l'album Forever de Corea, Clarke & White qui paraît en janvier. Une anthologie paraît pendant l'été, Electric Fusion, regroupant en quatre CD plus de la moitié de sa production chez Atlantic, soit 67 titres tirés de 14 albums parus de 1975 à 1997.

En 2012, un concert au théâtre du Châtelet donne l'occasion de fêter 50 ans de jazz innovateur, avec un orchestre symphonique, Biréli Lagrène, Stanley Clarke et les retrouvailles du fameux trio HLP avec Daniel Humair et Eddy Louiss, 47 ans après leur dernière collaboration.

sources : le Dictionnaire du jazz, une interview parus dans le webzine Le Jazz et... Jean-Luc Ponty.

 

 
 
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