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      Jazz Sous Les Pommiers
Le bilan de l'édition 1999
 
 

Présentation 

1999 
l'album souvenir 
l'affiche 
rappel du programme 

    Une programmation de qualité, une affluence record, Bojan Z en résidence pour trois ans, des concerts dédoublés pour cause de succès, l'édition 1999 aura été assurément un bon cru. Beaucoup de bonnes prestations, quelques grands concerts, une ou deux déceptions, c'est le moment du bilan avec Denis Le Bas, directeur du festival :

Un record de fréquentation cette année ?
   On n'a pas encore les chiffres précis, mais il y avait 18 800 personnes dans les salles plus 1 600 scolaires, et on estime à un total de 50 000 le nombre des spectateurs-visiteurs mélangés.

C'était une sorte de pari pour cette édition de ne pas avoir de tête d'affiche grand public comme par exemple Metheny ou Petrucciani l'année dernière. Apparemment, le public a bien suivi…
   Oui, il y a un taux de remplissage comme jamais on n'a eu, de 94%. C'était pour nous une surprise de voir que sans grosses têtes d'affiches, on a une demande encore plus importante que l'année dernière. Chaque année, les mêmes personnes reviennent, plus des nouveaux, de par la notoriété du festival qui grandit nationalement ; il y a aussi localement des gens qui ne sont pas encore venus et qui se décident, et puis également le phénomène de bouche à oreille qui fonctionne.

Quels moments te resteront ?
   J'ai été très surpris, en bien, par le Mingus Big Band. Je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi bien en place, d'aussi joyeux et musicalement intéressant. Les solistes sont tous excellents. Ça a été extrêmement compliqué à monter, donc c'est d'autant plus agréable quand le résultat est aussi fort que ça. Il y a eu également une grosse surprise avec Renaud Garcia-Fons, apparemment les gens ont vraiment craqué là-dessus. J'ai adoré Texier, mais j'adorais déjà le disque. J'ai bien aimé Truffaz aussi, et puis la version piano/batterie de West Side Story par Paul Clarvis et Liam Noble.

Des déceptions également ?
   Oui, la création de Matasakumbo, et un peu le duo Max Roach / Abdullah Ibrahim, en particulier Max Roach, mais il y avait néanmoins un petit truc émotionnel exceptionnel qui planait au-dessus qui fait que ça n'est pas totalement négatif pour moi. Si tu fais abstraction de l'émotion et du côté exceptionnel, Max Roach n'est plus dans le coup. Il y a eu également une erreur de notre part sur la programmation de l'Orient-Express, les gens venant pour faire la fête, ils ne se sont pas forcément retrouvés dans une musique aussi écrite et intéressante.

Question organisation, du fil à retordre avec le Mingus Big Band ?
   Oui, les vols avaient du retard, et ils voyageaient dans le même bus que les Stars of Faith. Comme c'étaient deux avions différents avec des retards différents, ça a déjà été compliqué. Un des musiciens est arrivé avant, un autre a loupé son avion et est arrivé beaucoup plus tard, on l'a récupéré in extremis par le seul train possible et on est allé le chercher en voiture à Caen ...il est arrivé dix minutes avant le concert. Ce à quoi il faut ajouter les deux qui sont arrivés la veille pour faire la Master Class, Bobby Watson et David Kikoski (avec notamment un clavier qui ne rentrait pas dans la voiture !).

Le festival devient une "grosse machine", on a vu les concerts dédoublés et on imagine les problèmes d'organisation que cela représente. Est-ce que tu as une idée de la façon dont vous allez gérer ça l'année prochaine ?
   On va y réfléchir calmement. De toute façon, il est certain qu'on ne va pas louer un chapiteau de 3 000 places, donc il faudra voir avec la structure qu'on a (
voir plus bas), on n'a pas tellement envie d'exploser non plus. Une solution sera peut-être d'anticiper vraiment les dédoublements, on peut jouer sur le jeudi de l'Ascension, puisque c'est un jour férié et qu'on peut faire l'après-midi et le soir. Peut-être également grossir un peu le secteur des spectacles de rue pour qu'il y en ait en parallèle, parce que 1 500 personnes dans un endroit où on peut en accueillir 400, ça ne peut pas fonctionner...

Rendez-vous est donc pris pour le printemps 2000.

 
   
Capacité des lieux du festival :
 

     Salle Marcel Hélie : 1 500 places
     Théâtre Municipal : 640 places
     Cathédrale : 400 places
     Magic Mirrors : 200 places
     Jazz-club des Unelles : 350 places