![]() propos recueillis le 17 avril 1998 photos : Stéphane Barthod |
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trouverez sur cette page, hormis l'entrevue elle-même;
une biographie succincte ainsi qu'une discographie
sélective) |
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| Une
nouvelle formation en sextet, avec des arrangements de
Bob Brookmeyer : vous qui changez souvent de
formule, cela vous vient-il sur une idée comme ça, ou
est-ce un projet mûrement établi
comment
procédez-vous ? Souvent je lance lidée, je la suggère à mon producteur Yves Chamberland, et Francis Dreyfus, puis on travaille ensemble. Je peux avoir une idée un an à lavance, mais je continue dabord ce que suis en train de faire, puis je pense aux musiciens, aux compositions. Jécris souvent pour les musiciens avec lesquels je vais jouer, ou avec qui jaimerais jouer, et là en loccurrence, je cherchais des cuivres, un son particulier un peu mélodieux, pas vraiment américain, plutôt plus doux, plus chantant. Et je suis tombé par hasard sur Stefano di Battista et Flavio Boltro. Je connaissais Flavio depuis longtemps ; je ne lavais pas particulièrement en tête, mais il sest trouvé quil était là, je lai réentendu et jai trouvé que cétait très bien, cétait le son quil me fallait. Quant à Stefano, je lai entendu dans un club à Paris et jai trouvé que son son de soprano et dalto allait très bien avec ce que javais envie de faire. Pour la rythmique, Gadd et Jackson, jy avais pensé déjà bien avant, je savais que cétait eux quil fallait, parce que je voulais combiner le côté RocknRoll de cette rythmique, plutôt Funk, voire musique populaire américaine, et puis le côté très big band, jazz, dun Duke Ellington, ou même Jazz Messengers ou Birth of the cool, des choses comme ça. Une fois les chansons écrites, il a fallu trouver larrangeur. Là cétait plus compliqué. Jai demandé à des amis, dont Michel Portal qui ma dit « mais pourquoi ne prends-tu pas Bob Brookmeyer ? ». Je connaissais Bob de nom, mais beaucoup plus en tant quinterprète quarrangeur. Miroslav Vitous, avec qui je travaillais à cette époque, ma certifié que lidée de Bob Brookmeyer était vraiment la meilleure, il ma dit « cest le plus grand arrangeur de cuivres à lheure actuelle ». Donc, je lai appelé, je lui ai envoyé mes compositions, et il les a arrangées. On a fait une première écoute, un premier travail, un deuxième, puis on a ré-organisé les arrangements parce que cétait parfois un peu long, il y avait certaines choses qui ne me convenaient pas tout à fait, on a retravaillé ensemble par la suite, et puis au mois daoût dernier nous avons enregistré à New-York. Est-ce que
justement cétait une volonté délibérée
denregistrer cet album à New-York où, je crois,
vous naviez pas enregistré depuis 1992 environ, ou
est-ce le fruit des circonstance ? Justement,
lalbum sappelle « Both Worlds »,
je suppose que ça fait allusion à vos deux lieux de
vie, Paris et lEurope, New-York et les
Etats-Unis ? Je
rentre de New-York, et jétais étonné par le
nombre de musiciens - et de jeunes musiciens - français
qui sont là-bas en ce moment. Vous qui avez été des
premiers à vous installer là-bas, est-ce que le fait de
passer quinze jours, un mois, six mois à New-York vous
paraît être le passage presque obligé de tout jeune
musicen ou même dun musicien confirmé ? Ce
sont bien sûr de grandes célébrités que vous venez de
nous citer, mais je pensais à la jeune ou très jeune
génération de musiciens de jazz français qui vont
là-bas, est-ce que vous pensez que ça peut leur
apporter quelque chose, un plus ? |
| suite de l'entretien > |
Michel
Petrucciani est né à Orange le 28 décembre 1962. A
trois ans, ils avait entendu déjà quantité de
standards grâce à son pére guitariste de jazz. Il se
met à étudier le piano classique, se produit avec son
père et son frère bassiste, commence à composer vers
10 ou 12 ans. Michel
Petrucciani Trio, 1981, Owl/EMI |